* NB : Petite réponse à une critique que l’on m’a faite récemment sur la citation de cet extrait… notez bien l’ironie du fait que les « grands intellectuels » ne sont pas que des hommes et que, selon ma compréhension du texte (que j’ai lu en entier), l’expression « ma bite » est une métaphore. Selon ma lecture des choses, elle ne fait pas référence à l’organe du pénis et donc exclusivement à l’homme au sens propre, mais plutôt au sentiment de pouvoir que semble apporter le fait de s’intéresser aux « grandes choses » de l’existence. Certes, historiquement, la puissance et le pouvoir sont des concepts associés à la masculinité, ce qui a pu comporter des avantages à une certaine époque, mais est très discutable aujourd’hui. Nous traînons nos symboles comme notre histoire et elle nous colle à la peau. À partir de là, je pense et cautionne que OUI, on peut effectivement en faire la critique, comme on peut le faire avec n’importe quel concept. Par conséquent, je ne vois absolument pas cet extrait comme une « haine » de l’homme, du masculin ou du pénis, mais plutôt comme une critique du mécanisme généré par le sentiment/besoin de puissance et la conception que le collectif en a. De plus, il est bien important de se rappeler que le fameux phallus symbolique (donc le besoin de pouvoir et sa conception) n’est pas exclusivement ni nécessairement possédé et/ou vécu par l’homme et le masculin, contrairement à la croyance populaire. Merci de garder à l’esprit que je n’ai pas le monopole ni la maternité des symboles psychanalytiques et je ne porte pas sur mes épaules l’origine de leur référence sociologique ou intime, bien que j’en comprenne le sens et que j’assume le fait de les utiliser. Un article suivra sans doute pour exprimer les nuances de ce point de vue. Stay tuned.